lundi 22 juin 2015

Récit du stage DC1 : "Accueil et Accompagnement du jeune enfant et de sa famille" (première partie)


[Journal d'une stagiaire Éducatrice de Jeunes Enfants en pédiatrie]

"Durant toute la durée de mon stage DF1, de mai 2014 à février 2015, je viendrais écrire sur mon ressentit, les difficultés rencontrées ainsi que mon évolution et la place de l'éducatrice de jeunes enfants dans une telle structure. L'objectif est de partager une expérience sur une place assez méconnue du grand public. A travers cet article, je souhaiterais démontrer la place et (peut-être, si possible) l'importance d'un(e) E.J.E. Vous lirez surement les deux articles consacrés à mon stage DC1 lorsque que j'aurais quitté les lieux uniquement. Ceci me permettra, d'écrire librement, et de répondre aux questions (s'il y en a) en ayant pris de la distance, mais cela me permettra surtout de vivre pleinement de mon stage et par conséquent de protéger ma position de stagiaire. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous faire partager avant tout une expérience positive !" 

Premier mois (Mai 2014) : découverte d'un lieu, d'une fonction, d'une place. 

C'est au mois de mai que je commence le stage que j'attendais, le stage que je rêvais bref le stage dont je me suis battu. Je commence à 9H30, lors de mon 1er jour, par la suite mes horaires seront 8H30 - 16H30. C'est un peu anxieuse que j'arrive sur le lieu, je suis plus moins encore dans le stage DC3 et là , il faut que je me familiarise avec un nouveau lieu, des nouvelles pratiques, des nouveaux repères.

L'EJE revient de vacances, elle se met à jour au niveau des transmissions avant de me prendre sous son aile et de me faire découvrir, les lieux de m'expliquer à son tour les transmissions du jour ainsi que les enfants présents et leurs pathologies. Puis après le temps de l’accueil, vient le temps des présentations, l'EJE me présente ainsi aux membres de l'équipe. Cette présentation dura trois semaines en tout, il y a deux grosses équipes qui tournent en pédiatrie, la mémorisation des prénoms viendra avec le temps, mais pas tout de suite. Un mois où j'observe l’institution, l'équipe ainsi que le travail de l'EJE. Je découvre une salle nommée : "Salle de Jeux", une salle qui devient vite mon repère, mais aussi un lieu remplis de questionnements par rapport à l'aménagement de l'espace et à la place que je peux prendre dans cette salle. J'arrive à comprendre que par moment ce lieu peut être un moment d’échange et de retrouvailles de liens notamment entre l'enfant et son parent à travers le jeu.

Un espace qui permet à certains de se reconstruire et de tisser de liens. Un lieu d’expression par les diverses activités proposées par nous les éducatrices. Je découvre la pédiatrie et la place d'un (e) EJE au sein d'un service. Je remarque que nos avis et nos observations comptent pour l'équipe. Petit à petit, j'essaye de prendre mes marques et je commence à faire mes transmissions seule et plus avec l'EJE. Ce mois à été aussi un mois de découverte pour moi même, en prenant la place de l'EJE lors de ses absences. Ces deux jours où j'ai assurer seul dans le service m'ont permis de voir un côté du métier que je n'aurais pas pu voir en tant que stagiaire et ce que j'avais à travailler en tant que future EJE. Ces mises en situations m'ont permis de gagner une confiance en moi et de me rapprocher d'avantage de l'équipe soignante. Une EJE en pédiatrie pour moi ne peut travailler et  y arriver seul. Le travail d'équipe est inévitable quel que soit le milieu où nous exerçons. 

Deuxième mois (Juin 2014) : fin de la découverte, travail et réflexion d'une future EJE.

J'aurais eu au total deux bilans au mois de mai avec l'EJE. Est-ce un bon signe ?! Pour vous répondre, je ne sais pas. En tout cas, ce que je suis sure de savoir, c'est que je n'attendais plus le fameux "vendredi" pour faire part de mes observations et de mes questionnements. Je constate que pendant ce mois, j'ai été en totale situation.

Ce deuxième mois à été plus dure pour poser mes nombreuses observations rencontrées, mais j'arrive au final par trouver "ce temps" de les poser par écrit. Ce mois a été aussi pour moi un temps de rencontre. Je réalise que les enfants et les parents sont  nombreux mais que leur temps d'hospitalisation peut varier d'un jour à plusieurs semaines, ce qui nécessitait une réactivité immédiate pour proposer au mieux un meilleur accompagnement. En pédiatrie, aucun jour ne se ressemblait, et justement, c'est ça qui me manquait et qui me plaît ! Les discussions avec certains parents sur leurs problèmes rencontrés au sein du service, de l’hôpital me questionne étant que future EJE: l'accueil. En observant, les pratiques des uns et des autres (au niveau de l'équipe médicale), j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose au niveau de l'accompagnement à la parentalité. Je ne parle pas de soutien, mais d'accompagnement.

Mes lectures, mes observations et le terrain m'interrogent sur le lien parent-enfant, le lien mère-enfant, la préservation de ces liens lors de l'hospitalisation. Est-ce le début d'un thème pour mon mémoire ?! Je ne peux vous répondre tout de suite, mais en tout cas sachez que je cherche le moyen de répondre à un questionnement qui me semble important. Toutes mes interrogations sont formulées (sur papier), il faudra que j'en discute avec l'EJE à la rentrée afin que je puisse voir ce que je pourrais mettre en place ou plutôt m'aider dans ma démarche de réflexion.

Deux mois où j'ai eu à gérer l'effet : "Back in the past", en résumé : retour dans le passé. Certaines situations n'ont pas été faciles à gérer sur le plan émotionnel, mais ça va, je n'ai pas craqué sur le lieu de stage, alors on peut dire merci à la distance professionnelle. C'est dans ce lieu, que je rencontre le fameux chamboulement notamment sur le plan personnel. Un effet miroir, que je ne laissais pas apparaître sur mon visage. J'ai décidé d'en parler à ma référente qui me souligne, que "ce passé" peut être un plus en tant que future EJE. Suite aux différents échanges, on m'autorise alors à apporter un petit plus dans l'équipe, ma place est faite à moi de la modeler et de la finaliser.

Troisième mois (Septembre 2014) : Reprise du stage, du centre de formation et d'une place de stagiaire qui se définit.

Fini les vacances, reprise du poste : stagiaire EJE. Côté Formation: tout d'abord des vacances où j'ai pu profiter, mais aussi avancer sur mes dossiers, mi-septembre, je rends mon dossier DC1 sur l’accueil et l'accompagnement de l'enfant et de sa famille. Ce dossier traite d'un enfant en situation de handicap ayant des troubles autistiques. Pendant deux semaines, j'ai pu observer et accompagner un enfant ayant une telle pathologie, cependant des questions restaient sans réponse, notamment sur l'autisme, je voulais en savoir plus. Quelle est l'origine, la cause de cette maladie ? Comment aujourd'hui, elle est diagnostiquée ? Comment pouvons-nous en tant qu'EJE accompagner au mieux l'enfant et sa famille en prenant en compte la pathologie ? Des questions qui restent sans réponses précises pour le moment, notamment la première.

Je procède à l'écriture du dossier, par la suite, celui-ci est validé, ainsi que mon deuxième EFEP (Ecrit à Finalité Éducative et Pédagogique), il me reste le dernier EFEP et le fameux mémoire. Un soulagement, car je peux me consacrer à des lectures et à des recherches. L'été, j'ai eu le temps de me poser sur ce que je souhaitais aborder dans ce mémoire. (Oui, je n'ai plus peur de dire ce fameux mot !).

Je prends alors mon cahier d’observation et une fiche, je relis et je constate que deux principales sphères apparaissent : premièrement, l'enfant et sa famille à travers le jeu. Deuxièmement, l'accompagnement des parents et de son enfant lors de l'hospitalisation, puis dans cette sphère, je vois apparaître deux notions : la parentalité ainsi que le lien mère enfant. Troisièmement, je constate l'importance de l’accueil et de ce travail d'accompagnement qu'a l'EJE lors de la séparation qui est pour moi du coup : l'hospitalisation.

Je décide alors de me centrer sur la deuxième sphère et de reformuler quelle que chose en prenant comme base la séparation et par conséquent l'hospitalisation. Il était clair pour moi que je ne souhaitais pas faire mon mémoire sur la place de l'EJE dans un service de pédiatrie, vu et revue. Concernant le jeu, je l'avais déjà abordé lors de mon deuxième écrit à finalité éducative et pédagogique, j'avais besoin d'autre chose et je ne voulais pas m'y remettre dedans. Puis je constate, que je souhaite faire un mémoire transversal. Certes, j'ai appris énormément de choses dans les autres lieux, je sais que mon mémoire doit avant tout se baser sur le stage DC1, mais lorsque je relis mes observations de première année notamment sur le groupe des bébés, des choses s’éclairent !

Bilan des courses, j'essaie de formuler une problématique, je récapitule mes idées, mes bibliographies et je présente ça à ma référente lors de mon retour en stage, qui me confirme dans tous les cas que le sujet est largement faisable !

Côté stage : un retour dans la joie et la bonne humeur. L'EJE me fait les transissions de la dernière semaine, elle m'explique une situation sur laquelle, elle travaille avec l'équipe concernant un grand prématuré accueilli dans le service. Je me mets alors en observation, nous échangeons régulièrement, plus de bilans, nous faisons des points dès que nous pouvons. Ce mois à été aussi marqué pour ma part par l'accompagnement d'un enfant dans le service. J'ai découvert le fameux lien d'attachement ainsi que tout le rituel que j'ai mis en place pendant son séjour, le fameux bonjour en chambre, puis après mon tour des chambres et des transmissions, l'aménagement de la salle de jeu afin qu'il puisse y être accueilli avec son lit, les temps de jeux, puis le fameux au revoir et les explications sur mon départ et la journée suivante. Ces situations, m'ont questionné sur l'accompagnement d'un enfant dans un tel service, surtout lorsqu'il n'y a pas la présence des parents (pour diverses raisons). Je me suis rendue à ce moment-là de l'importance d'un(e) EJE surtout dans un service de chirurgie pédiatrique.

Actuellement, il y a une EJE pour une trentaine d'enfants comprenant le service de pédiatrie générale et de chirurgie pédiatrique. Comment travailler la continuité, lorsque le service ne donne pas les moyens nécessaires ? Ayant été seule par moment, il est difficile (mais possible avec une grande organisation), d'être à la fois en salle de jeu et en chambre. Du coup, quand on est seule dans un tel service lors des transmissions on établi alors un ordre de priorité, un plan de travail pour la journée. Bref, pendant le mois de septembre, je constate le métier enrichissant d'un(e) EJE en service de pédiatrie, mais aussi toute sa complexité sur le terrain, alors qu'il me manque tout ce qui concerne la partie administrative, l'organisation au niveau des partenariats, des dossiers concernant les jeux et autres, imaginer alors une journée complète d'un(e) EJE,

Ma question pour les mois à venir : quel est l'objectif du chef de service d'avoir un (e) EJE en service de pédiatrie ? (Faudrait que je demande la fiche de poste).

Quatrième Mois (Octobre 2014) : La mise en place d'un projet et le commencement d'une aventure: Le mémoire.


Tous les quinze jours (le lundi), nous revenons au centre de formation pour les retours de stages, des groupes ont été constitués selon des thématiques abordées et rencontrées en stage DC1. Puis arrive aussi vite et dans la foulée, le choix du guidant de mémoire ! Sachez qu'au CERPE ce n'est pas les formateurs qui imposent le choix, c'est à vous de vous battre pour le formateur que vous souhaitez avoir. Bon rassurez-vous, il y a pas de mort lors de cette épreuve ! Enfin de manière physique (MDR). Les formateurs arriveront avec 4 ou 5 groupes de formateurs et  leurs nombres de places respectives. Lors d'une après-midi, nous avons dû choisir le groupe de formateurs où nous souhaitons aller. Après de nombreuses discutions et de calculs, nous avons pu nous inscrire dans le groupe de formateurs que nous souhaitons. Stratégie, concessions, discussions et respect sont des mots-clés pour essayer d'y en sortir avec satisfaction ! Puis viens en plus des retours de stages, des guidances collectives qui permettent une fois de plus d'échanger et de réfléchir sur le mémoire.

Concernant le stage : mon positionnement à travers l'équipe, se peaufine et se définit. Je constate alors lors des absences de l'EJE, davantage le rôle ainsi que le positionnement dans un tel service. Il m'arrive de faire des jours seule et ceci est sans regret. Je comprends alors l'importance de certaines choses comme l'organisation de la salle de jeu (rangement, accompagnement des enfants lors d'un jeu...), ou encore de travailler certains aspects comme la disponibilité notamment pour les parents. 

Comment être à la fois disponible pour la salle de jeu, mais aussi pour les chambres quand on est seule dans un service ?

Toutes ces observations ainsi que les situations rencontrées seront des points d'échanges avec l'EJE lors de son retour. Être seule, m'aura permis aussi d'aller d’avantage vers l'équipe soignante et par conséquent de partager mes observations.

Ce mois à été aussi, un mois de travail en équipe sur un projet : un groupe de parole parents-enfants centré sur la découverte d'une pathologie chronique dans l'année. Un projet qui se met en place. C'est lors du mois de novembre que je commencerais ce groupe de parole avec une assistante sociale, une infirmière, mais aussi une auxiliaire de puériculture. J'évoquerais le fonctionnement ainsi que l'objectif et le positionnement que j'ai effectué le mois prochain. 

Récit du stage DC1: "Accueil et Accompagnement du jeune enfant et de sa famille" (Deuxième partie)



[Journal d'une stagiaire Éducatrice de Jeunes Enfants en pédiatrie (suite)]

Cinquième mois (Novembre 2014): Groupe de parole parents/enfants autour de la découverte d'une pathologie.

Pendant les vacances de la Toussaint, l'équipe s'est réunie afin d'établir la préparation du groupe de parole "parent-enfant", ayant une pathologie de longue durée, l'EJE m'a autoriser à préparer ce groupe de parole de A à Z. Pour moi, l'objectif était de faire entendre la parole de l'enfant en la distinguant bien de la parole du parent. Après avoir eu les informations sur le nombre d'enfants et de parents présents, je décide de me mettre avec une soignante sur le groupe d'enfant et de laisser l’Assistante Sociale travailler avec le groupe de parents. 

Notre sujet du jour était sur la découverte de la pathologie. J'ai expliqué à l'EJE que je voyais bien des questions ouvertes pour que les enfants soient avant tout acteurs pendant ce temps. Le jour J, nous avons dû faire face à l'imprévu. Il y avait quatre enfants âgés de 8 à 10 ans qui devait être présent, cependant le jour J ce nombre est divisé par deux. Nous décidons avec l'assistante sociale de nous mettre tous sur une table et de mélanger les enfants et les parents. Concernant les enfants, je les connaissais bien, j'étais présente lors de l'annonce de cette maladie chronique. 

L'échange dura une heure et demi, l'objectif était vraiment que les parents et les enfants puissent échanger et verbaliser leurs propres ressentit. Concernant l'équipe, les soignants ainsi que l'équipe socio-éducative était en civil ! La pédiatre ainsi que toute l'équipe, trouvait intéressant de venir en tant que personne et sans la tenue de travail. Pour faciliter les échanges, la pédiatre était absente. 

Concernant mon rôle et ma place pendant ce temps d'échange, j'étais d'avantage centré sur le jeune enfant. Lors de la discussion, je permettais aux enfants de pouvoir évoquer leurs avis, notamment par des questions ouvertes telles que: Et toi qu'en penses-tu ? Est-ce que toi aussi tu es du même avis ?  

S'il faut en tirer une conclusion de cette expérience, elle permet avant tout (selon moi) de créer un espace d'échanges et de rencontres. On peut avoir une même pathologie, mais ne pas avoir la même prise en charge médicale, ou encore le même accompagnement face à la maladie. Je pense aussi qu'elle peut permettre des rencontres (entre les familles). Pour le jeune enfant, il s'agira d'avantage d'écoute et d'accompagnement. Nous pourrons peut-être aussi à l'issue de l'échange avoir des informations qui pourront être bénéfiques à l'équipe médicale pour la prise en charge de l'enfant et de sa famille.


Décembre 2014, Janvier et Février 2015: la dernière ligne droite.

Dans cette dernière partie, je souhaite avant tout vous parler de "mon bébé" de cette aventure, mon mémoire (Mouahaha). Je pense que certaines personnes souhaitent savoir comment je l'ai fini et par quelle porte je suis rentrée. 

Ce stage à été avant tout une aventure humaine et riche. Lors de ces derniers mois, je n'ai pas eu de problème particulier, on a juste ressentit dans l’équipe qu'une difficulté s'installait et que les rapports entre collègues pouvaient être conflictuels. Vous allez surement me demander pourquoi ? 

Je vais tenter d'apporter des éléments de réponse (on dirait que je rédige de nouveau mon mémoire mouahaha). 

  • Premièrement, nous avons eu beaucoup de discussions sur l'heure d'ouverture de la salle de jeux et par conséquent du rôle et la fonction de l'EJE. Vous allez me dire pourquoi ceci revient d'actualité ? Ceci est très simple cela est dû  aux cadres de santé qui n'arrivent pas à se positionner. L'une d'entre elles souhaite que la salle de jeux soit ouverte plus longtemps, et même quand l'EJE n'est pas là. Il y a eu énormément d’échanges sur qui prend la responsabilité de l'EJE quand elle absente ? De plus, cette réunion intervenait avant mon départ où on me précisait de nouveau qu'il était impossible de me proposer un poste vu la conjoncture financière de l'hôpital. Concrètement, on souhaitait savoir comment la salle de jeux pouvait fonctionner en l'absence de l'EJE ? Aujourd'hui, il y a toujours pas de réponses concrètes à ce sujet --". 
  • Deuxièmement, un sujet plus interne au service : les conditions de travail, je pense que la fatigue de certains et le sur méninge des autres ont contribué à certains clashs. 
  • Troisièmement, il y en a pas, je n'ai pas trouver ... Mdrrr 
Tout ça pour dire que la fin n'a pas été rose sur la dynamique de groupe, mais j'ai réussi à faire la part des choses, il y a des choses qui sont internes au service, et en partant, j'ai souligné qu'il ne fallait pas qu'on oublie pourquoi on était là: les enfants avant tout. Je vous rassure ces difficultés n'ont pas été là pendant toute la durée du stage DC1, mais par moment, il arrivait que je me prenais la tête avec une personne de l'équipe tout ça pour le bien-être de l'enfant et de sa famille. 

Pour le mémoire, c'est différent et c'est une autre affaire. Au mois de décembre, j'ai eu ma première guidance et j'en ressortais perplexe. Ma bibliographie ne serait pas assez centré sur l'enfant hospitalisé, du coup mon guidant m'en file une autre (super --"). Je décide d'aller à la recherche des livres archéologiques (oui des livres de la préhistoire, indisponible dans des points de vente ou sur internet, mais Dieu merci la bibliothèque existe !). Tout d'abord, je passe de sujets en sujets, le plus dure, c’était de m’arrêter et de me focaliser sur un seul. Premièrement, je voulais travailler le rôle et la place de l'EJE dans la relation "mère-enfant", mais je ne suis pas seule à effectuer mon stage en pédiatrie dans ma promo et ce sujet phare à été déjà pris (au suivant -->), par la suite je me penche sur l'hospitalisation et ses conséquences pour l'enfant notamment la séparation, mais je me rend compte que je n'ai pas assez d'observations pour travailler cela et ni pour le premier sujet ! Alors je décide de finir mes lectures et de relire mes observations, je constate que mes observations son d'avantage centré sur l'accompagnement de l'enfant et de sa famille face à la maladie notamment autour de toute cette prise en charge. De plus, je remarque que mes observations soulignent la douleur de l'enfant, ce que mon guidant me parlait depuis mes premières guidances, mais que je ne souhaitais pas encore entendre. Oui je l'avoue, j’étais encore trop focaliser sur mon idée ! 

Le plus dure dans l'écriture du mémoire, c'est tout simplement de se laisser guider et de ne pas rester focaliser. 

Du coup, je pars dans une problématique simple : "Comment accueillir et accompagner l'enfant hospitalisé et sa famille en pédiatrie ?" (trop simple quoi >_<". "Tu peux mieux faire meuf" : la voix off)

Mais en écrivant le mémoire, mon guidant m'annonce que je parle plutôt de comment "prendre soin" et du coup de travailler mon titre et ma problématique avec ce groupe de mots. Lorsqu'il m'annonce cela j'étais sur la rédaction de ma quatrième et dernière partie sur le rôle et la place de l'EJE. Cette remarque à illuminer mon esprit, c'est ce qui me manquais !

Du coup , je passe ma soirée à rechercher un titre phare. Puis je me rends compte que les jeux de mots ce n'est pas pour moi (lol). Je décide d'aller à la recherche de trois mots-clés en lien avec ce que j'ai fait tout au long de mon stage DC1, qui correspond à ma vision du métier, qui regroupe mes valeurs et qui définit le groupe de mots :"prendre soin". 

Du coup, le titre de mon mémoire est ( roulement de tambour) :

 "Observer, écouter et s'adresser à l'enfant, c'est avant tout : prendre soin de lui."
Sous-titre: "Rôle et place de l’Éducateur de Jeunes Enfants dans l'accompagnement de l'enfant et de sa famille en pédiatrie générale et chirurgie pédiatrique."

[J'avoue ça fait long, mais c’était nécessaire, xD]. Un titre qui résume mon stage, mais aussi mon identité professionnelle, je souhaite qu'on observe mieux l'enfant pour par la suite l'accompagner au mieux. S'adresser à l'enfant, c'est avant tout le considérer comme un individu, comme une personne et donc dans sa singularité. Du coup, je suis fière de mon bébé (il y a aucune distance professionnelle, vous comprenez mieux pourquoi je l'ai posté après les épreuves et notamment après la soutenance pour éviter que le jury tombe sur mon blog, mdr). J'ai écrit 49 pages au total, je me suis battue à de nombreuses reprises avec Word, mais la satisfaction est énorme, lorsque que vous tenez votre produit fini et relié ! (vous avez limite les larmes aux yeux, je vous assure). Puis c'est avec fierté que vous l’emmenez partout (perso, je dors avec, oui oui, ne rigolez pas !), et lorsque vous le présentez à l'équipe médicale et à votre tutrice, c'est limite la : "standing ovation". 

Bref, je suis fière de ce parcours, d'avoir ouvert les yeux, (ils étaient ouverts, mais bon pas assez comme il le fallait). Ce stage m'a permis de prendre du recul face aux situations difficiles et d'adopter une posture professionnelle. Aujourd'hui, je suis fière d'avoir d'accompagner dans la bienveillance et avec respect toutes ses familles avec leurs histoires et leurs parcours différents. D'avoir pu les aider dans leurs cheminements personnels, d'avoir été disponible pour les écouter, dans les bons et les mauvais moments. Concernant les enfants et les adolescents, c'est de les avoir accompagnés face à leurs angoisses, leurs appréhensions, d'avoir pu les aider à mettre leurs propres mots sur chaque situation et d'avoir porter leurs paroles, leur voix d'enfant en réunion face aux médecins. 



Voilà pour ce qui est de mon vécu et de mes différentes expériences durant ce stage. Si vous avez des questions ou si vous souhaitez plus de précisions n'hésitez pas.

Je pense revenir écrire sur ma soutenance du mémoire du DEEJE. Il faut juste que je trouve le temps de rédiger cela (MOUAHAHAHA, rire sadique) 

A bientôt :) 


vendredi 1 mai 2015

Pratiquement un an plus tard ...


[ Un article bref certes mais qui signifie bientôt la fin d'une belle aventure et le début d'une nouvelle ...]

Et oui, cela fait pratiquement un an que je n'ai pas écrit sur ce qui m’arrivais mais sachez que la formation est vraiment très prenante et notamment par le stage DC1. Maintenant que j'ai du temps (parce que j'ai fini tout mes dossiers: mémoire et écrits à finalité éducative et pédagogique :P), je vous annonce que le blog reprendra petit à petit du service et que j'essayerais de revenir sur cette troisième année riche. 

Tout d'abord, je tiens à rassurer tout le monde sur le fait que mon stage DC1 en pédiatrie s'est très bien passé, ce stage à confirmer mon identité professionnelle. Pendant huit mois, je me suis sentie épanouie, j'ai grandi et mûrit à travers cette expérience, j'ai appris et découvert un nouvel univers, cependant je reste réaliste je ne me vois pas du tout commencer en pédiatrie. Je trouve cela risquer et j'ai besoin encore d'évoluer d'avantage. Cette réponse est arrivée après l'écriture de mon parcours de formation EJE que je devrais présenter lors de mes oraux DC2.

Ce stage m'a confirmé mon envie de travailler plus tard en pédiatrie, mais après un passage dans les structures d'accueil petite enfance. Actuellement, j'ai besoin de revenir à la base, de travailler sur un lieu avec une équipe dans l’intérêt du bien-être du jeune enfant et de sa famille. C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai dû quitter ce lieu. L'écriture du mémoire m'a permis de mettre une distance et d'évoquer un sujet qui est peut-être spécifique à la pédiatrie mais qu'au final, (selon moi) on peut le retrouver dans des structures petite enfance. 

L'écriture du mémoire à été compliqué dans le sens que j'ai attendu la fin de mon stage pour commencer la fameuse rédaction. Après un mois et demi, le mémoire est enfin bouclé et envoyer dans les temps ! Le plus dur désormais, c'est de se préparer aux oraux et aux écrits DC3 et DC4.

Je sais que certains souhaiteraient plus d’éléments sur mon stage DC1, mais sachez que deux articles arriveront prochainement et plus précisément après les épreuves du DEEJE. Après avoir passé plusieurs heures sur Word à écrire mes différents dossiers, il me faudra un peu de temps pour remettre à jour le blog. (Par conséquent soyez indulgent ! Lol).

Autres nouvelles

En troisième année EJE, la préparation au diplôme d'Etat est l'un des principaux axes de travail. Trois ans de formation vont être concrétisés par ce fameux diplôme. La remise du diplôme approche et on ne peut s’empêcher de penser ou de commencer la fameuse recherche d'emploi. Après avoir envoyé quelques candidatures spontanées, je reçois deux appels pour des entretiens de poste d'EJE. Mon compte bancaire actuellement en difficulté (MDR), je décide de sacrifier mes vacances d'été et de prendre des vacances en décalé. Mon sacrifice à l'air de porter ces fruits, je suis satisfaite de mon entretien, de la rencontre avec ma directrice, de l'équipe et du projet pédagogique de la structure. La crèche est ouverte depuis trois ans je bénéficie de locaux fonctionnels et neufs. 

Avec toutes ces informations, ces rencontres, je décide de répondre de manière négative aux autres propositions. L'avantage de vivre en île-de-France, c'est qu'on a le choix, au niveau du salaire et du projet pédagogique. 

C'est avec plaisir que je vous annonce que je viens de signer ma promesse d'embauche et mon premier CDI ! Par conséquent je n'ai pas à passer le concours de la fonction publique (à moins que je pars au cours de ma carrière dans une structure publique), je suis titulaire de mon poste après ma période d'essai #YES. Ce qui signifie la prise de mon indépendance et par conséquent un déménagement :D

Le 1er juillet 2015, je commence dans une crèche collective associative de Paris accueillant des enfants de trois mois à trois ans. Cette structure compte 70 enfants. Je vous rassure, je ne serais pas toute seule dans cette structure, je travaillerais en binôme avec une Éducatrice de Jeunes Enfants. 

Et oui, j'ai pris le choix de travailler dans une grande structure, je reviendrais plus tard sur les raisons de mon choix. Bref, vous pouvez comprendre désormais que si je n'écris plus beaucoup, c'est que je préfère rester concentré sur le DEEJE. 



Ps: Je suis toujours active sur Twitter, alors n’hésitez pas à me suivre ou à me lire, à bientôt.

vendredi 27 juin 2014

Deuxième Année faite ! Bilan, le point : retour sur une année riche. Welcome en troisième année EJE !


[ La Deuxième année EJE : une année intensive en stage et en expérience, bienvenue chez les explorateurs !]

De Retour sur la plateforme ! 

Voila c'est une nouvelle année qui s'achève et pas n'importe laquelle : la deuxième année, l'année de tâtonnements, d'épuisement physique/qu'intellectuelle. Bref l'année où tout peut basculer ! (bon ça va j'arrête je ne souhaite pas faire fuir mes lecteurs (EJE or not) et futurs étudiants à la recherche d'infos !

Avant de commencer cet article je tenais tout d'abord à dire : Félicitations aux futurs étudiants qui ont réussi leurs concours d'entrée et qui s'embarquent par conséquent dans l’aventure EJE ! Et bon courage à ceux qui sont aussi dans l'attente ! :) (vous ne savez vraiment mais vraiment pas dans quoi vous vous embarquer ! (rires)).

Je vous rassure toute de suite cet article n'est pas fait pour décourager les futurs étudiants sur la "Fatigue" qu'on peut rencontrer en formation ou sur la difficulté de ne pas s'en dormir à tout bout de champ. Non, je suis revenue écrire des bonnes et de jolies choses. J'ai souvent parler de mes difficultés et de mes stages qui ont été comment dire ... pas terrible dans l'ensemble ( à part le premier ). Et bin détrompez-vous mon stage DC1 se passe super, mais super bien !!! (Hallelujah !!!!). Cependant ce n'est pas aujourd'hui que je vais aborder ce stage, mais ne vous inquiétez pas je trouverais un moyen d'en parler tôt ou tard, il faut juste que je prenne le temps de savoir ce que je peux dire ou pas et ça j'avoue, parler d'un stage sur un blog c'est assez complexe. 

Une deuxième année remplis de stage au CERPE : DC4, DC3 et DC1 : voici ce qui vous attend !

Une année au départ qui ne m'a pas laisser indifférente en comprenant vite que ce ne serait pas le même rythme que la première année et ceci sous tout les plans. La première année était rythmé par nos deux stages DC2, j'ai eu le temps de digérer chaque stage, de me remettre d'aplomb avec les cours et de repartir sur de nouvelles bases. Sauf que voila, fini le rêve, la deuxième année arrive et il faut être d'attaque, une semaine de cours et hop stage DC4, après six semaines deux mois de cours et HOP stage DC3 pendant trois mois et retour au centre pour seulement deux semaines de formation avant d'attaquer le fameux stage long , le stage où tout se joue, notre vision future du métier, nos questionnements qui se mettent à fuser que ça soit par rapport au lieu, aux attentes ... Bref l'année où on réalise qu'il nous reste un an et qu'après sa y est, on joue alors les cartes afin de démontrer tout notre cheminement acquis au cours de ses trois ans et qu'on est prêt à passer de stagiaire EJE à EJE tout cours ! 

Au début de l'année, j'avais expliquer dans un article la difficulté rencontrer face à mes lectures, le manque au niveau du contenu théorique. Cette deuxième année m'aura jamais autant pousser à chercher au niveau de mes lectures. J'ai évidemment fermé des livres, qui ont été ré-ouvert par la suite ou pas, j'ai relu des livres dans lequel j'ai compris que mon cheminement, ma personnalité avait évoluer, je remarque que mon avis que je pensais être acquis sur certaines lectures s'est alors modifié. Alors malgré tout ses difficultés rencontrées, je pense que cette année a été positif. 

Bon même si je l'avoue par moment le centre de formation me manquais quand même à force d'aller de lieu en lieu. Sachez en tout cas, que tout mes galères on eu un effet positif sur le stage long! Qui l'aurait cru ?!
Je vois le résultat de tous mes stages passés sur le DC1, comme ci les morceaux du puzzle s'en boitaient tout seul et avec une facilité étonnante. Les problèmes souvent rencontrer au niveau de la communication, n'y sont pas (pour l'instant) dans le DC1. Faudrait-il dire merci au stage DC3 ? Je ne sais pas mais en tout cas pour l'instant aucun problème avec l'équipe médical, on se soucis de ma place de stagiaire, chacun reste à sa place bref tout vas bien. Niveau pédagogie, j'ai toujours su ce que je voulais et ce que je ne voulais pas, j'ai toujours prôner pour le jeu de manière libre et accessible pour tous tout en s'adaptant à l'âge et aux besoins des enfants. 

C'est bien beau de dire cela mais maintenant il faut trouver une manière de la mettre en pratique et de justifier tout cela ! Alors j'ai décidé de mettre tout ce que j'ai observer et appris sur le terrain dans le cadre d'un EFEP. (Qui n'est toujours pas terminer d'ailleurs ...).

Niveau écrit la deuxième année on n'a pas le temps de chômer ! Le DC4 qui prend la tête, car en tant que futur travailleur social, tu as six semaines, oui juste six ! Pour prendre la température du lieu, apprendre un champ lexical hyper élaborer, que tu dois alors quitter toute cette sphère pour aller dans celle de la communication et apprendre des théories, des normes plus complexes que d'autres. Résultat cela te donne un dossier DC3 porté sur la communication professionnelle de quinze pages et quand tu as fait deux dossiers à la suite de quinze pages (sans compter les annexes). On tombe alors dans le syndrome feuille blanche et flemme et du coup écrire juste un EFEP de 5 à 10 pages cela te parait juste compliquer, alors qu'avant ça ne l'était pas. Bref ne paniquons pas ! Enfin si, j'ai juste à faire deux EFEP pour septembre et le dossier DC1 sur l’accueil et l’accompagnement du jeune enfant et de sa famille afin d'avoir l'esprit LIBRE pour le MEMOIRE (oh, je n'aime pas ce mot !).

[Angoisse aborder et verbaliser terminer revenons aux généralités la deuxième année]

Cette deuxième année, je trouve qu'elle concrétise bien notre future personnalité. En première année, je trouve vraiment que c'est la découverte, l'observation du lieu, du métier et des différents outils utilisés pour répondre aux besoins des jeunes enfants. En résumé, on fait notre marché. En deuxième année c'est plutôt fini l'achat place à l'élaboration du plat principal et on met la main à la pâte partout où on peut, alors parfois il arrive qu'on foire, donc on recommence, jusqu’à notre résultat final. Pour ma part, je sens ce résultat final, mais du coup, je profite de ce stage pour tester encore et encore afin de vérifier que cela est possible et réalisable. J'en profite pour tomber maintenant et par conséquent cela veut dire faire des erreurs car je suis encore en formation, et je profite car on peut encore me réajuster tandis que sur le terrain, le rajustement sa sera plus difficile (je pense). 

Toute cette année et d'avoir enchaîner, m'aura fait réaliser qu'il y a tellement de questionnements, de pistes, que je n'aurais pas (ou ne pourrais pas) aborder et cela me frustre énormément. Je constate qu'il y a des lieux que je n'ai pas découvert comme les structures accueillant les enfants en situation d'handicap, mais le stage en pédiatrie me permet de visualiser sous en angle nouveau en posant la question : quel est l'apport d'un(e) EJE dans une telle structure ? 

Alors cette année, j'ai effectivement tâtonner afin de trouver mon chemin, mais je réalise que mon gâteau prend forme et qui reste à mettre la cerise sur le gâteau afin de concrétiser tout ce fabuleux parcours. 

Qui dit alors fin , dit alors troisième année, qui dit troisième année dit mémoire, qui dit mémoire dit : réflexion, plus de vie, somnolence, stress, bref diplôme d'état. Tout cela pour dire que j'ai des vacances que je ne suis pas presser d'arriver à la rentrée mais que hélas je ne vais pas chômer !

Holidays , OOOH je ne pense pas !

samedi 5 avril 2014

Tu sais que tu es en formation d'EJE quand ...

[Pause Humour]

Un petit passage sur le blog, non pas pour raconter mes incroyables aventures (no, no , no) mais pour faire une petite liste de tout ce que j'ai plus ou moins vécue en employant la magnifique formule magique : 

"Tu sais que tu es en formation d'EJE quand ..." . 

Certes sur les réseaux sociaux, on a les fameux "Tu sais que tu viens de telle ville quand" ... ou le nôtre "Tu sais que tu est EJE quand" et j'en passe. Cependant hier mon petit tweet m'a donné cette idée d'article. Le but n'est pas de faire une playlist des points négatifs et positifs, mais juste de me rassurer et de vous rassurez si on a vécu les mêmes choses. Alors n’hésitez pas à partager et à agrandir la liste ! 

Enjoy!

Tu sais que tu es en formation EJE quand :

  • Tu es à une soirée et qu'il arrive ce fameux tour de table et qu'au moment de dire que tu est en formation d'EJE, et que tu sais déjà d'avance qu'il faudra expliquer le métier.
  • Ta table de chevet à la laisser place à Winnicott et compagnie délassant tes romans préférés.
  • T'arrives sur ton nouveau lieu de stage et que tellement il y a de stagiaire qu'on ne sais plus qui est qui et qu'on t'associe à tout sauf la stagiaire EJE. --"
  •  Chaque matin tu cherches "ta place" celle qui a été "ton repère" depuis ta première année de formation en espérant que tes collègues ne te l'ont pas prise.
  • Tu galères pour trouver tes stages surtout quand il y a la gratification en jeu !
  • Tu stresses pour ton stage DC4 que tu ne trouves pas et même en crèche ! lol
  • Tu paniques à l'approche d'un stage et qu'a une semaine du début, tu ne trouves toujours rien et que tu décides d'aller pleurer au bureau des formateurs.
  • Ton bureau ressemble à "Bagdad" à cause des dossiers de contrôle continue.
  • Tu sautes de joie lorsque qu'un enfant en stage prononce "magnifiquement" ton prénom.
  • Tu arrives dans un nouveau lieu, avec des nouveaux enfants et que tu as encore dans ta tête les prénoms de ton ancien lieu de stage.
  • Tu dois préparer ton repas chaque soir pour le lendemain (dure la vie d'étudiante...) et que ta tout simplement la flemme.
  • A chaque fin de stage, tu cours derrière l'EJE ou la direction pour te faire remplir ta fiche d’appréciation parce que tout simplement ça t’embête de revenir la chercher après la fin de ton stage.
  • Tu défends l'importance de l'observation, mais que le lieu t'attend au niveau des activités !
  • Tu prends tout simplement des kilos à cause d'une boulangerie ou autre magasin situé en face de ton centre de formation qui te tente chaque jour à cause de ses spécialités. (Merci la boulangerie en face du CERPE avec les beignets lol).
  • Ton lieu de stage fait immersion chez toi dans la nuit à travers les songes u_U ....
  • T'es en première ou deuxième année et que tu vois les troisième année en soutenance du fameux "Mémoire" et que tu te dis bientôt les choses sérieuses vont commencer !
  • Tu cours après un formateur pour savoir où il en est d'un dossier que tu as rendu.
  • Tu arrives à faire des liens de cours de psychologie et de communication dans la vie devant tes potes et qu'ils te regardent d'un air perplexe. 
  • Tu as rencontré des amis super au cours de ta formation.
  • Tu parles EJE à ta famille/amis et qu'il te font comprendre que c'est ni le moment, ni l'endroit.
  • Tu peux t'empêcher d'être en observation dans la rue des qu'il y a des enfants en interaction.
  • Tu te mets à chanter des comptines apprise lors de tes stages.
  • Tu est dégouté(e) de quitter un lieu alors que tu t'y sentais bien.
  • A chaque fin de stage, on te demande de donner de tes nouvelles.
  • Tu es dans un centre commercial, une gare ou encore les transports en commun et que t'entends un enfant pleurer et que tu te met directement en position d'observation pour comprendre d'où viennent ses pleures.
Bref, il y en a plein d'autre mais, vous, avez-vous des anecdotes à partager afin d’agrandir la liste ? 

A vos claviers !

dimanche 2 mars 2014

Two Months Later : Welcome March !


  [ Bonjour / Bonsoir ! ]

Ça me fait bizarre de revenir écrire après autant de temps, mais au bout de deux mois, je pense qu'il serait bien de donner des nouvelles. Maintenant par où commencer ? Que dire ou ne pas dire ? Telle est la question !

Les vacances se terminent et ça va faire un mois et demi que j'ai commencé mon stage DC3 en RAM. Il se termine à la fin du mois. Je ne sais pas trop quoi pensé de ce stage, c'est assez compliquer vu la complexité du lieu dans lequel je me trouve, mais surtout des objectifs du DC3. Mon journal d'observation prend forme doucement (trèès doucement) mais surement j'ai écrit 4 pages ! YEEAAAHH lol mais le plus dure reste à répondre à ma problématique posée ... 

Ce stage DC3 m'aura permis de mieux connaître le métier d’assistantes maternelles et comment l'EJE les accompagnent dans leurs démarches de professionnalisation. Le plus dur dans ce stage est de faire du lien avec la théorie/pratique alors qu'on a eu peu de cours de communication. Résultat, j'ai l'impression de nager dans le vide. Cette deuxième année est intensive, je savais qu'on allait monter d'un cran mais à ce point je ne le pensais pas. Ce qui me stresse le plus c'est d'avoir eu peu de cours et de me dire dans un an : tu seras en train de passer les épreuves pour devenir "professionnelle". Bref ça fait peur. Autant l'année dernière, j'étais confiante, j'arrivais à me laisser porter, autant cette année, c'est : aiiie aiiie comment je vais faire plus tard. Je me sens rassurée de rien du tout. Au fond de moi c'est la panique totale. Cette année je n'aurais quasiment rien lu, je n'arrête pas de reporter ou d’ouvrir un livre et de le refermer aussitôt parce que ça ne répond pas à mes questions. Tout ça pour dire que cette deuxième année est une année : de tâtonnements. Il y a  deux fois plus de travail personnel que je remets souvent au lendemain. J'ai décidé de me concentrer pour rendre en temps et en heure les dossiers les plus "chiants" (oui je pense que le mot est certes vulgaire mais correct lol) : le DC3 et DC4. 

Je pense aussi avoir tout ces ressentis car je rencontre le problème clé de moi-même : La communication. Il a été encore difficile de trouver ma place dans ce stage. Surtout qu'en RAM, l'EJE est amenée à travailler seule contrairement en structure d’accueil où il y a un travail d'équipe. Puis retrouver une place de stagiaire avec deux professionnelles : EJE/AM n'était pas évident du tout. Je ne savais pas trop quand je pouvais intervenir, quand je ne pouvais pas, quand je pouvais déléguer à l'EJE ou pas. Mais après un mois, j'ai l'impression d'avoir réussi déjà à m’ouvrir un peu plus, de paraître plus détendue et du coup d'avoir compris les codes de la communication du lieu. 

Une structure qui m'a permis de découvrir une profession, mais qui m'a approuvé que je ne travaillerais pas plus tard en RAM. Pour la première fois, je trouve que le travail en équipe me manque (lol). Il me manque les différents regards croisés qu'on trouve en structure d’accueil dans l’intérêt de l'enfant. Il y a un très beau travail sur le soutien des assistantes maternelles et de leur permettre ainsi d'évoluer dans la relation avec l'enfant et de manière professionnelle. Mais si on regarde du point de vue de l'éducatrice, je ne me vois pas travailler dans une structure où il faut tout porter constamment et où on se retrouve par fois seule face à ses propres observations. Je me doute que tous les RAM ne fonctionnent pas de la même manière et que certains n'ont pas autant de temps administratif que d'autres cependant je suis contente d'avoir connue ce lieu dans le cadre d'un dc3, j'y apprends beaucoup. 


Voilà pour mon passage, j'espère revenir bientôt pour donner des nouvelles :)


jeudi 2 janvier 2014

Après une multitude de péripéties, mon stage DC1 s'effectuera en Pédiatrie Générale


[Après huit mois de recherche, une vingtaine de lettres envoyées et plusieurs timbres, et deux entretiens : La récompense le "02/01/2014."]

Hey!

Tout d'abord avant de commencer à raconter l'aventure "recherche du stage DC1". Je tenais à vous souhaitez une Joyeuse Année 2014 ! Pour ma part elle a très bien commencé avec ce beau coup de fil m'annonçant que je ferais mon DC1 en pédiatrie et que je recevrais un courrier dans les prochains jours pour confirmer cela. Vous allez me dire, mais elle n'avait pas déjà trouvé son stage DC1?! Beaucoup de choses se sont passées entre-temps, j'ai préférer laisser coulé les événements avant d'écrire un article. 

[Retour en arrière ...]: lors du dernier vrai article (LOL), j'avais parlé que j'aurais une journée en pédiatrie concernant le stage en service de cancérologie. Pendant les vacances de la Toussaint, j'effectue une journée de 7h afin de voir le travail de l'EJE, l'organisation, de voir si ça me plait, et si je me sentais bien par la suite. Pendant cette journée, j'ai énormément observé. J'ai pu voir le partenariat mis en place par l'EJE, un atelier musique à été organisée l'après-midi, un concert plus précisément. Les parents et les enfants (qui étaient en mesure de se déplacer) pouvaient y assister. Le matin, l'EJE a mis en place un atelier cuisine. Tout se passait dans la salle de repas qui fait pour l'instant office de salle de jeu car tout le service est en travaux. La journée a été lourde en émotion psychologiquement pour ma part, pas par rapport aux enfants, mais aux émotions que j'ai ressentit des parents concernant ce service. Voir un pied à perfusion, ou enfant n'ayant plus de cheveux n'est pas ce qui m'a le plus choqué, car je ne voyais pas l'enfant comme étant malade. Ce qui m’intéressait le plus c'était d'observer de quoi l'enfant était en capable, le positif en lui et non le négatif. Mais le service dans lequel je me trouvais, me faisait rappeler la réalité, notamment par l'équipe sanitaire qui gravite autour de l'enfant, une équipe composée d'auxiliaire de puériculture, d’infirmières, d'internes, de médecins... Jusqu’à qu'un médecin se trompe en venant me voir alors que j'étais tranquillement entrain d'observer en me prenant pour la mère d'un enfant. 
>_<" . Du coup, j'ai eu du mal. Je trouvais que tout allait vite, limite tout le monde courrais partout, j'avais du mal à voir ma future place de stagiaire ce que je pouvais apporter, comment je pouvais me placer lorsque je commencerais ce stage. De plus, la position de stagiaire concernant le soutien à la parentalité, n'était pas simple, j’étais déjà sollicité par des parents. Je ne savais pas comment relier à l'EJE. Je quitte alors cette journée avec plus de questionnements qu'au départ. L'EJE me rassure en disant que j'avais le temps de réfléchir avant de donner ma décision. Effectivement, j'ai réfléchi pendant trois semaines, j'ai discuté avec mes amis, ma formatrice, peser le pour et le contre, mais je me suis dit allez pourquoi pas, tu vas peut être en apprendre beaucoup sur ce lieu même si j'avais encore beaucoup d'appréhension sur ma place que je ne voyais toujours pas. Je décide de faire part de ma décision par mail à l'éducatrice en évoquant toujours l'aspect de ma place et déjà comment je pourrais observer lors de ce début de stage. Une semaine plus tard l'EJE me renvoie un mail, m'expliquant qu'elle avait aussi réfléchit de son côté et qu'elle souhait un entretien téléphonique afin de me dire sa décision. Vous vous en douterez bien que la décision a été négative. Elle m'a expliqué qu'elle préférait me dire non pour me protéger, et que m'accepter en stage long sur ce service de pédiatrie serait me mettre en difficulté. Je lui dis que je ne savais pas quoi répondre, mais que je lui remercie de m'avoir accueilli. Effectivement, j'étais sous le choc car je pensais avoir trouvé mon stage, j'ai du me faire en cinq minutes à l'idée que je devrais reprendre mes recherches rapidement, relancer ceux qui ne m'ont pas répondu et que je passais peut être à côté de "THE STAGE" car je lui avait évoquer mon impression ressentit lors du repas. Toutes ses blouses blanches à la cafétéria ce n'était pas simple pour moi ainsi que le service qui n'est pas un service de pédiatrie classique, et que je pourrais peut-être durant ce stage affronter la mort, j'avais juste du mal à m'imaginer cela, je faisais un déni en me disant que pendant neuf mois tout irait bien. 

Après ce coup de fil, je décide de procéder à mes recherches, mais je n'y croyais plus trop. Je décide d'élargir mon champ de recherche sur des centres maternels, mais que des réponses négatives, nous avons déjà des stagiaires pour cette période. J'avais l'impression qu'il fallait limite s'y prendre deux ans à l'avance pour avoir quelque chose !

Fin novembre, je reçois un coup de fil, d'un service de pédiatrie, l'EJE me propose un rendez-vous pendant ces vacances. Un peu choquée (à mon avis, je pensais que c’était un coup de fil pour dire que c'était de nouveau négatif). Avec ma voix, un peu fébrile, nous posons une date de rendez-vous. 

Lundi 30 décembre 2013 : L'entretien.

Lundi à 14h30, j'ai rendez-vous au service de pédiatrie concerné, j'arrive avec cinq minutes d'avance, je croise l'EJE (elle avait une blouse originale et qui la distingue de l'équipe lol). Je décide de la suivre en espérant que je ne me suis pas trompé et effectivement, elle se dirige vers la salle de jeu. Je toque à la porte, et je lui signale ma présence, elle me propose gentillement de prendre place. Mon Cv et ma lettre de motivation dans sa main, elle me demande pourquoi je souhaitais faire mon stage en pédiatrie, je décide de lui expliquer mon cheminement, ma motivation et mes lieux de stages ce que j'ai pu y apprendre et ce que cela m'a apporté. Premièrement, que le milieu hospitalier (sanitaire) m’intéresse et que je souhaite par la suite y exercer. Deuxièmement, je lui évoque la réalité du terrain et qu'il est rare voir difficile d'avoir un poste en milieu hospitalier, par conséquent, je souhaitais y faire mon stage long afin de voir le rôle d'une EJE, sa place parmi l'équipe sanitaire et comment elle répond au soutien à la parentalité au quotidien. Troisièmement, je préférais prendre le risque de faire mon DC1 à l’hôpital, même si je sais que par la suite, il n'y a pas de proposition de poste. Je lui évoque que je souhaite y acquérir de l’expérience afin que si dans l'avenir, un poste se présente, je serais en mesure d'y répondre. Par la suite, j'explique mon choix du DC1 pour ce lieu. Je ne pense pas que faire un stage à l’hôpital en DC2 ou DC3 était judicieux pour moi, j'avais besoin de mûrir dans la formation avant de faire ce stage. 

L'EJE m’explique tout le travail effectuer sur le soutien à la parentalité, son rôle, et le déménagement du service dans un nouveau bâtiment. Elle m'explique sa place dans l'équipe et les problèmes que je peux rencontrer. Elle m’énonce que l'équipe est agréable, mais que si je ne vais pas vers eux, ils ne viendront pas vers moi. Elle me parle de ses horaires pour l'instant à la demande de la direction. Elle fait 8H30-17h, mais elle m'explique la problématique rencontrée : peu de présences à la salle de jeu l'après-midi, entre les repas, la sieste et les soins par moment, il y a qu'un ou deux enfants à la salle de jeu. Elle souhaiterait revenir à ses horaires précédents : 9H-16H30. On discute du déroulement du stage, une phase d'observation avec une durée non imposée, libre à moi de choisir (une semaine, un mois à moi de voir). Concernant l'observation non-participative, elle m'évoque la difficulté que cela risque d’entraîner notamment au niveau de l'aménagement de l'espace, elle me préviens qu'au bout d'une semaine je risquerais d’être sollicité par les enfants. Elle souligne l'importance qu'offre ce stage : Osé ! Elle m'explique que j'ai l'opportunité de travailler ma conception du métier, mon positionnement afin que je puisse faire la transition stagiaire EJE à futur EJE et que si je souhaitais mettre en place des choses qu'il n'y avait pas de soucis et qu'elle sera présente pour m'aider à avancer et évoluer. On termine par l'aspect sanitaire pas d'obligation de blouse mais à moi de voir de choisir deux tenues fixe pour que les enfants me repèrent ainsi que l'équipe. Je devrais préparer un badge que je garderais tout le temps du stage. 

L'entretien se termine et l'EJE évoque que je ne suis pas la seule pour cette demande de stage qu'elle attend une autre demande et que par conséquent elle souhaite aussi rencontrer cette personne (ce qui est normal après tout). On se donne une date au plus tard de fin janvier pour avoir une réponse. Je lui rajoute que je pars avec aucune appréhension et que ce temps me permettra aussi de réfléchir, cependant je souligne que si elle a pris une décision avant cette date, qu'elle n'hésite pas à me contacter quelle que soit la réponse. Elle me fait une visite des locaux avec une explication à chaque fois sur chaque espace qui constituent le service et elle me raccompagne à la sortie du service. 

Je pars soulager en me disant les cartes sont joués, il faut prendre son mal en patience et attendre, mais qu'en tout cas, j'aurais cherché jusqu'au bout, que parfois j'ai déposé mes Cv en mains propres afin de multipliés mes chances. Dans tous les cas, j'aurais joué le jeu jusqu'au bout. 

Le 02/01/2014: La Réponse.

Oui, c'est effectivement aujourd'hui dans l'après-midi que je reçois la réponse. Déjà, je suis étonnée car je m'attendais pas à avoir une réponse avant trois semaines ! Je passe une après-midi avec une amie rencontrée en prépa lorsque je passais les concours, on décide alors de se poser à la croissanterie afin de continuer à papoter. Elle me propose de payer mon chocolat chaud (d'ailleurs je te remercie encore lol), je discute avec elle du prix et je sors mon portable afin de lui montrer la taille du dernier chocolat chaud bu au Costa Coffee (il était énorme bref passons). Mais au moment de lui montrer la fameuse photo, je découvre toutes les notifications sur mon téléphone, un message de tatie Mélina, un appel manqué, un message vocal, plus une notification. Je me suis dit oula qu'est-ce qui se passe, je décide traiter dans l'ordre voir qui m'a appeler, je constate que c'est l’hôpital (oui vous vous doutez bien que j'ai enregistré le numéro lol), je décide d'aller écouter la boite vocale, un peu tremblante, j'espère que c'est une bonne nouvelle,mais je ne comprenais pas pourquoi cet appel aussi tôt il s'est passé deux jours entre l'entretien et l'appel ! 

"Bonjour, Mademoiselle, ici l'éducatrice de l’hôpital, je vous appelle pour vous dire que je prenais votre candidature pour le stage pour lequel nous nous sommes rencontrés avec un avis favorable, par conséquent je transmets votre candidature à la direction qui vous le confirmera par courrier..." - A ce moment-là, j'avais envie de crier de toutes mes forces mais je me suis retenue en disant à ma copine ahhh sa y est je suis prise à l’hôpital ! 

Bref, ça va faire plus de deux heures que je n'arrive pas à y croire que je suis vraiment dans la joie ! Limite j'ai envie de sauter partout. Non pas parce que j'ai trouvé à l’hôpital, mais que c'est un lieu comme où elle me dit j'aurais des opportunités, j'ai hâte de commencer, hâte de me rencontrer (en tant que future professionnelle), d'évoluer, de voir un nouveau monde, un nouveau champ et contente d'y aller avec un vrai OUI et pas un oui bof. 

Si j'ai une leçon à retenir, c'est de ne jamais y cesser d'y croire malgré les nombreux refus et non-réponses !


Une impression de toucher un rêve...